Poèmes : La guerre parlant à l’homme

Mon éclosion enflamme un désaccord

Mon cheminement instaure la terreur

Mon dénouement est jonché de corps

Et mes histoires sont de vraies horreurs

Je suis la guerre cette épouvante

Celle qui trahit toutes vos attentes

Quand de nouveau vous m’acclamez

Je prépare lourdement mon armée

Avant de montrer ma laideur

Je prétexte vos belles valeurs

En ciblant vos vieilles rancœurs

Avec mes gants de velours je me glisse

Pas à pas, doucement je me hisse

Et dans un fracas me revoilà !

Je gronde et frappe çà et là

Je suis la guerre cette meurtrière

Celle que vous aviez bâti naguère

Je renais depuis la même colère

Je foudroie, décime et déracine

M’abats, châtie et assassine

En déversant l’hémoglobine

J’arrache les têtes, les bras …

Peu importe tout me va

Je me nourris de vos larmes et cris

Et de vos familles j’enlève la vie

Rien ne résiste à mon passage

Ni le vieux, ni l’enfant, ni le sage

En voulez-vous davantage ?!

Etes-vous marqué par l’oubli ?!

Il faut donc croire que oui !

L’histoire n’a pas servi vos consciences

Je progresse même avec la science

Poèmes : Le cancre et sa plume

Ces dernières semaines je me passionne de poésie. J’aimais déjà beaucoup la lire. Aujourd’hui je m’essaie à l’écrire. Par simple plaisir et sans aucune méthodologie.

J’ai donc crée une  catégorie « Poèmes » dans mon blog. J’y publierai mes poésies et occasionnellement celles d’autres personnes issus de quartiers populaires mais pas seulement. L’un de mes objectifs avec ce blog étant de valoriser les personnes comme moi issus de ces quartiers sans pour autant les isoler. « Je suis la norme et la différence » comme l’exprimait très bien Khaoula dans son beau poème « JE SUIS TOI » 

Je souhaite à tous une excellente année 2017 !  

Safya  dla Duch’


Le cancre et sa plume

 

Le beau, très peu l’inspire

Il aime le voir, le ressentir

Mais ne sait point l’écrire

Encore moins le décrire

La laideur et l’horreur quant à elles

Libèrent la plume de l’élève et ses ailes

Elles délivrent amplement son encre

Soulageant le pauvre cancre

De la page et des nuits blanches

L’enfant craintif par revanche

S’arme de sa plume et défie le noir

Pour ne plus faire de cauchemars

Il corrige, colore, pensif et avide

Panse ses plaies et remplit son vide

Gommant ses maux accusatoires

Quelques instants face au miroir